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LE DEVIS N’EST PAS HONORE
Le devis pour travaux d'isolation n'est pas honoré et l'acompte n'est pas remboursé près d'un an plus tard

Il arrive (trop souvent hélas) que certaines entreprises n’honorent pas leur contrat. Bien qu’ayant encaissé l’acompte lors de la signature du devis (pour travaux en général), ces professionnels n’assurent pas leurs engagements, ne répondent pas aux demandes de leur client, ne remboursent pas l’acompte. Il faut trop souvent intervenir à plusieurs reprises pour obtenir satisfaction.

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Photo: M. Beaufils

Cas vécu: l’isolation des combles commandée mais pas réalisée. Manque de professionnalisme ?

L’isolation des combles commandée sur devis mais pas réalisée. Manque de professionnalisme ?

Mme K signe un devis en février 2023 pour la réalisation de travaux d’isolation des combles de sa maison. Un acompte représentant 15% du montant total des travaux est versé à l’artisan lors de la signature du bon de commande. Une date approximative de fin de travaux est mentionnée sur le bon de commande et indique un délai de 7 mois maximum pour leurs réalisations.

Les travaux, initialement prévus pour le début d’été 2023, ont dû être reportés à la demande de l’entreprise, du fait de la canicule.

L’entreprise qui n’a pas honoré son devis ne répond plus

Mais, notre consommatrice n’a pas revu l’entreprise à l’automne malgré plusieurs relances demeurées sans réponse.

Par courrier avec AR, en novembre 2023, notre adhérente demande l’annulation du contrat et le remboursement de l’acompte versé.

La CLCV RENNES intervient et demande le remboursement de l’acompte

La consommatrice s’adresse alors à la CLCV RENNES afin de la soutenir dans la démarche.

La CLCV RENNES demande à l’entreprise par lettre suivie, en décembre 2023 la résolution du contrat

 En effet, le versement d’un acompte par une partie au contrat constitue un début d’exécution de son obligation de paiement. L’obligation d’exécution des travaux doit donc être honorée en contrepartie.

En conséquence la CLCV a demandé la résolution du contrat de vente, du fait des manquements de l’entreprise le remboursement de l’acompte, conformément au  Code Civil.

Mais l’entreprise s’enfonce dans le silence et n’honore pas le devis

L’entreprise a persisté à ne pas répondre conservant indument un acompte sans aucune contrepartie.

Nouvelle relance de la CLCV RENNES par courrier recommandé avec accusé réception, en janvier 2024 avant d’engager un contentieux.

L’acompte est enfin remboursé

L’entreprise a alors adressé un chèque de remboursement à notre adhérente à la suite de cette relance. On regrette qu’elle n’ait pas cru bon d’y ajouter de sa propre initiative un bonus pour réparation du préjudice subi.

LES CONSEILS DE LA CLCV RENNES

  • Formulez une demande de remboursement en précisant que l’acompte constitue un 1er versement sur l’achat d’une prestation de services. Rappelez au professionnel qu’il est tenu d’accomplir la prestation prévue par le contrat lorsqu’il perçoit l’acompte.
  • Gardez en mémoire que si l’une des 2 parties au contrat revient sur son engagement, la partie qui s’est rétractée peut-être condamnée à payer des dommages et intérêts.
  • Négociez le montant de l’acompte avant la conclusion du contrat quand le montant demandé apparaît déraisonnable (le montant de l’acompte à verser est librement déterminé par le vendeur).

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BAGAGES A MAIN  Les compagnies aériennes font de la résistance !

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Seize associations de consommateurs membres du bureau européen des unions de consommateurs, dont la CLCV, ont saisi le 21 mai 2025 la Commission européenne et le réseau des autorités de protection des consommateurs (DGCCRF pour la France) afin de dénoncer des pratiques commerciales litigieuses de sept compagnies aériennes (Easyjet, Wizzair, Transavia, Ryanair, Vueling, Volotea, Norwegian). Ces pratiques consistent à facturer indûment les consommateurs pour leurs bagages à main.
Quel consommateur n’a pas vécu le stress de savoir si son bagage à mains allait passer, sans encombre, le test du gabarit des bagages à main dans les emplacements dédiés aux portes d’embarquement de l’aéroport ?

Des politiques tarifaires extrêmement variables
Les sept compagnies visées par les associations de consommateurs, en plus de facturer les voyageurs pour les bagages à mains, pratiquent des politiques tarifaires extrêmement variables en fonction de la taille dudit bagage et facturent lourdement le consommateur quand le bagage ne respecte pas la dimension requise (jusqu’à 280 € chez Vueling).
En effet, après analyse des sites internet de ces différentes compagnies, les associations ont observé qu’elles facturent des frais pour des bagages à main de taille raisonnable et que ces prix fluctuent d’une compagnie à l’autre (43 € chez EasyJet pour un bagage de « grande taille », 23 € chez Volotea pour un bagage à main de « grande taille » et 36 € chez Ryanair pour le même type de bagage). Leurs conditions tarifaires précisent, en sus, que ces prix appliqués varient selon la distance du vol.
Le journal italien, La Corriere della Serra, a estimé, dans une enquête récente, que les 120 bagages à mains transportés dans un vol coûtent 156 euros de plus en kérosène à la compagnie. Or, la vente de ces options, pour un tarif moyen de 25 € par voyageur, rapporterait 3 000 € à l’entreprise, soit un bénéfice net de 2 844 €.

En juin dernier, les 27 ministres des transports de l’Union Européenne ont acté que les compagnies aériennes ne seront plus autorisées à facturer aux passagers des frais supplémentaires pour le transport :
• d’un sac personnel de dimensions maximales de 40*30*15 centimètres
• et d’un bagage à main de poids maximal de 7 kg et de dimensions maximales de 100 cm (addition largeur+longueur+hauteur en cm).
Cette décision devra ensuite être entérinée par le parlement européen et les 27 pays membres pour devenir opposables aux compagnies aériennes. Réunies dans l’association « Airlines for Europe » les compagnies ont répliqué en juillet dernier par une proposition très insuffisante : gratuité pour le sac personnel de gabarit standardisé mais totale liberté tarifaire pour le gabarit et la facturation du bagage à main !

Ce dialogue de sourd témoigne de la nécessité d’aller rapidement vers des contraintes réglementaires normalisées au sein de l’UE pour obliger les compagnies aériennes à avoir des pratiques commerciales conformes aux décisions déjà prises

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