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Le cash back : une pratique en essor dans le commerce en ligne
Nouvelle forme de réduction de prix ? Le cash back permet aux consommateurs de bénéficier d’une réduction de prix sous forme…
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Le développement du commerce en ligne a vu apparaître de nouvelles pratiques commerciales comme celle du cash back. Cette méthode de marketing consiste à proposer des réductions au consommateur après l’achat d’un article, via un remboursement.

Nouvelle forme de réduction de prix ?

Le cash back permet aux consommateurs de bénéficier d’une réduction de prix sous forme de remboursement suite à l’achat d’un article.

Cette pratique relativement récente est une technique commerciale qui a vu le jour dans les années 70 aux Etats-Unis. Elle se développe rapidement en France et est pratiquée chez de nombreux commerçants, notamment des grandes enseignes bancaires comme La Banque Postale et le Crédit Agricole

Le client récupère de l’argent sous forme de cagnotte redistribué en bon d’achat ou par virement.

Ainsi, dans le commerce en ligne, lors d’un achat, le client récupère une somme d’argent intégrée à une cagnotte sur le produit qu’il vient d’acheter. Selon les enseignes, il est possible de profiter de cet argent sous forme de bon d’achats ou directement sur le compte bancaire  une fois que la cagnotte atteint un montant déterminé à l’avance. Les commerçants souhaitant la mettre en œuvre doivent donc souscrire un partenariat avec une plate-forme en ligne gérant le processus (porteur d’affaires).

L’argent reversé incite les consommateurs à souscrire à des services dont ils n’ont pas réellement besoin.

Le cash back permet de diminuer le prix final d’un produit ou d’un service et de recevoir le montant de la cagnotte sans frais par virement bancaire. Le versement du pourcentage de la somme, prévu dans les conditions générales de vente de ces sites, doit être réalisé dans un délai précis. L’argent peut également être reversé sous forme de bons d’achat incitant ainsi les consommateurs à souscrire à des services dont ils n’ont pas réellement besoin. Cette pratique permet donc aux commerçant la mettant en œuvre d’augmenter le montant des paniers moyens des clients.

Une pratique abandonnée par la SNCF

La SNCF qui le pratiquait via une collaboration avec la plate-forme Webloyalty a, d’ailleurs, mis fin à ce service le 16 octobre 2023. Ce partenariat consistait, pour les utilisateurs du site de vente en ligne de la SNCF, à se voir proposer un remboursement de 16.87 € à l’issue d’un achat. Cependant, cette proposition renvoyait vers un site commercial, distinct de celui de la SNCF qui réclamait un abonnement de 18 €/mois pour bénéficier de l’offre. Un député avait, sur ce sujet, interpellé le ministre délégué aux transports car, selon lui, cette pratique pouvait « s’apparenter à de l’hameçonnage » et donc à une pratique commerciale trompeuse.

Comment sont utilisées les données recueillies par ce procédé ?

La CNIL (Commission informatique et libertés), de plus en plus exigeante sur les conditions de traitement des données considère que cette pratique est critiquable également à ce niveau. En effet, ces techniques génèrent une importante collecte de données via la création de ces comptes en ligne ouvrant ainsi la porte à de nombreuses dérives dans le traitement des informations personnelles communiquées par les utilisateurs de ces services.

N’y a-t-il pas des incidences fiscales à prendre en compte ?

Enfin, il existe un vide juridique concernant la question de la déclaration fiscale du cashback sous forme de remboursement. Pour se protéger d’éventuelles dérives, les plateformes de cashback encouragent les consommateurs à faire preuve de prudence en rappelant que si la pratique constitue une activité régulière qui rapporte de l’argent chaque mois, l’obligation de déclarer le montant des gains fiscalement est définie.

Soyez vigilants

La CLCV RENNES appelle à faire preuve de vigilance vis-à-vis de ces pratiques et à suivre les conseils suivants si vous utilisez ces services :

  • Réfléchissez à vos besoins préalablement à l’achat sur ces sites.
  • Vérifiez bien les conditions applicables pour récupérer votre argent (montant minimum nécessaire) et prenez en considération les délais de versement des sommes.

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BAGAGES A MAIN  Les compagnies aériennes font de la résistance !

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Seize associations de consommateurs membres du bureau européen des unions de consommateurs, dont la CLCV, ont saisi le 21 mai 2025 la Commission européenne et le réseau des autorités de protection des consommateurs (DGCCRF pour la France) afin de dénoncer des pratiques commerciales litigieuses de sept compagnies aériennes (Easyjet, Wizzair, Transavia, Ryanair, Vueling, Volotea, Norwegian). Ces pratiques consistent à facturer indûment les consommateurs pour leurs bagages à main.
Quel consommateur n’a pas vécu le stress de savoir si son bagage à mains allait passer, sans encombre, le test du gabarit des bagages à main dans les emplacements dédiés aux portes d’embarquement de l’aéroport ?

Des politiques tarifaires extrêmement variables
Les sept compagnies visées par les associations de consommateurs, en plus de facturer les voyageurs pour les bagages à mains, pratiquent des politiques tarifaires extrêmement variables en fonction de la taille dudit bagage et facturent lourdement le consommateur quand le bagage ne respecte pas la dimension requise (jusqu’à 280 € chez Vueling).
En effet, après analyse des sites internet de ces différentes compagnies, les associations ont observé qu’elles facturent des frais pour des bagages à main de taille raisonnable et que ces prix fluctuent d’une compagnie à l’autre (43 € chez EasyJet pour un bagage de « grande taille », 23 € chez Volotea pour un bagage à main de « grande taille » et 36 € chez Ryanair pour le même type de bagage). Leurs conditions tarifaires précisent, en sus, que ces prix appliqués varient selon la distance du vol.
Le journal italien, La Corriere della Serra, a estimé, dans une enquête récente, que les 120 bagages à mains transportés dans un vol coûtent 156 euros de plus en kérosène à la compagnie. Or, la vente de ces options, pour un tarif moyen de 25 € par voyageur, rapporterait 3 000 € à l’entreprise, soit un bénéfice net de 2 844 €.

En juin dernier, les 27 ministres des transports de l’Union Européenne ont acté que les compagnies aériennes ne seront plus autorisées à facturer aux passagers des frais supplémentaires pour le transport :
• d’un sac personnel de dimensions maximales de 40*30*15 centimètres
• et d’un bagage à main de poids maximal de 7 kg et de dimensions maximales de 100 cm (addition largeur+longueur+hauteur en cm).
Cette décision devra ensuite être entérinée par le parlement européen et les 27 pays membres pour devenir opposables aux compagnies aériennes. Réunies dans l’association « Airlines for Europe » les compagnies ont répliqué en juillet dernier par une proposition très insuffisante : gratuité pour le sac personnel de gabarit standardisé mais totale liberté tarifaire pour le gabarit et la facturation du bagage à main !

Ce dialogue de sourd témoigne de la nécessité d’aller rapidement vers des contraintes réglementaires normalisées au sein de l’UE pour obliger les compagnies aériennes à avoir des pratiques commerciales conformes aux décisions déjà prises

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