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LA BANQUE DOIT REMBOURSER LES SOMMES ARNAQUEES
Photo: M. Beaufils Lors d’un prélèvement illégal la banque a une obligation de remboursement auprès de son client. A la…
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Photo: M. Beaufils

Lors d’un prélèvement illégal la banque a une obligation de remboursement auprès de son client.

A la consultation de son compte bancaire, notre adhérent constate un prélèvement de 2 000€ qui ne correspond à aucune de ses dépenses récentes, voire plus anciennes.

Il pense être victime d’une arnaque.

Sa première démarche est de téléphoner à son conseiller bancaire. Ce dernier lui confirme le prélèvement et constate qu’il n’est pas traçable. Il suspecte une fraude.

Il conseille donc à son client, notre adhérent, de faire une réclamation écrite à la banque pour pouvoir approfondir l’origine de cette transaction.

Pour notre adhérent la banque doit rembourser la somme arnaquée.

La réponse obtenue par la banque est sans équivoque : notre adhérent a été victime d’une arnaque. Mais la banque ne s’estime pas responsable et n’envisage pas de rembourser les 2000€ à notre adhérent. L’argumentation de la banque est la suivante : l’adhérent a fait preuve de négligence dans la gestion de ses coordonnées bancaires.

Notre adhérent pour sa part considère qu’il n’est en rien responsable et qu’il appartient à la banque de le rembourser.

La CLCV demande le remboursement de la somme indûment prélevée et l’obtient

Devant ce refus, il s’adresse à la CLCV de Rennes lors d’une permanence consommateurs (chaque mardi, mercredi et vendredi après- midi- Tél 02 97…).

La juriste de la CLCV lui confirme que sa banque est tenue de rembourser des sommes prélevées frauduleusement dès lors que le consommateur a alerté sa banque de ces mouvements suspects, dans un délai de 13 mois.

Etant adhérent de l’association CLCV, la juriste lui propose d’intervenir directement, en son nom, auprès de la banque.

La CLCV adresse donc un courrier  recommandée avec accusé réception à la banque de notre adhérent (CMB) pour demander le remboursement de la somme prélevée illégalement en rappelant qu’au terme de la réglementation (Code monétaire et financier), en cas d’opération de paiement non autorisée signalée par l’utilisateur…la banque rembourse au payeur le montant de l’opération non autorisée immédiatement et en tout état de cause au plus tard à la fin du premier jour ouvrable suivant, sauf s’il a de bonnes raisons de soupçonner une fraude de l’utilisateur du service de paiement et s’il communique ces raisons par écrit à la Banque de France. La banque rétablit le compte débité dans l’état où il se serait trouvé si l’opération de paiement non autorisée n’avait pas eu lieu. » Des pénalités de retard peuvent être appliquées à la banque qui ne respecte pas ces dispositions.

N’ayant pas apporté la preuve d’une fraude de la part de notre adhérent, n’ayant pas saisi la Banque de France, la banque de notre adhérent avait une obligation de remboursement du montant du prélèvement indu. C’est ce qu’elle a fait suite à la demande de la CLCV.

En  réponse la banque procède sans aucune discussion au remboursement des 2000€.

La CLCV a rempli sa mission de défense des consommateurs

Dans ce dossier comme dans de nombreux autres, la CLCV a rempli sa mission de défense des consommateurs. Ce résultat positif a été rendu possible en raison de notre connaissance des réglementations et de notre expérience au service de nos adhérents.

Aussi, lorsque vous estimez avoir été victime d’une arnaque, ou d’une situation anormale et que votre fournisseur ou prestataire de service ne prend pas en compte vos droits, n’hésitez pas à prendre contact avec la CLCV, une des principales associations de consommateurs en France.

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Seize associations de consommateurs membres du bureau européen des unions de consommateurs, dont la CLCV, ont saisi le 21 mai 2025 la Commission européenne et le réseau des autorités de protection des consommateurs (DGCCRF pour la France) afin de dénoncer des pratiques commerciales litigieuses de sept compagnies aériennes (Easyjet, Wizzair, Transavia, Ryanair, Vueling, Volotea, Norwegian). Ces pratiques consistent à facturer indûment les consommateurs pour leurs bagages à main.
Quel consommateur n’a pas vécu le stress de savoir si son bagage à mains allait passer, sans encombre, le test du gabarit des bagages à main dans les emplacements dédiés aux portes d’embarquement de l’aéroport ?

Des politiques tarifaires extrêmement variables
Les sept compagnies visées par les associations de consommateurs, en plus de facturer les voyageurs pour les bagages à mains, pratiquent des politiques tarifaires extrêmement variables en fonction de la taille dudit bagage et facturent lourdement le consommateur quand le bagage ne respecte pas la dimension requise (jusqu’à 280 € chez Vueling).
En effet, après analyse des sites internet de ces différentes compagnies, les associations ont observé qu’elles facturent des frais pour des bagages à main de taille raisonnable et que ces prix fluctuent d’une compagnie à l’autre (43 € chez EasyJet pour un bagage de « grande taille », 23 € chez Volotea pour un bagage à main de « grande taille » et 36 € chez Ryanair pour le même type de bagage). Leurs conditions tarifaires précisent, en sus, que ces prix appliqués varient selon la distance du vol.
Le journal italien, La Corriere della Serra, a estimé, dans une enquête récente, que les 120 bagages à mains transportés dans un vol coûtent 156 euros de plus en kérosène à la compagnie. Or, la vente de ces options, pour un tarif moyen de 25 € par voyageur, rapporterait 3 000 € à l’entreprise, soit un bénéfice net de 2 844 €.

En juin dernier, les 27 ministres des transports de l’Union Européenne ont acté que les compagnies aériennes ne seront plus autorisées à facturer aux passagers des frais supplémentaires pour le transport :
• d’un sac personnel de dimensions maximales de 40*30*15 centimètres
• et d’un bagage à main de poids maximal de 7 kg et de dimensions maximales de 100 cm (addition largeur+longueur+hauteur en cm).
Cette décision devra ensuite être entérinée par le parlement européen et les 27 pays membres pour devenir opposables aux compagnies aériennes. Réunies dans l’association « Airlines for Europe » les compagnies ont répliqué en juillet dernier par une proposition très insuffisante : gratuité pour le sac personnel de gabarit standardisé mais totale liberté tarifaire pour le gabarit et la facturation du bagage à main !

Ce dialogue de sourd témoigne de la nécessité d’aller rapidement vers des contraintes réglementaires normalisées au sein de l’UE pour obliger les compagnies aériennes à avoir des pratiques commerciales conformes aux décisions déjà prises

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